« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie. »

Hello Again,

Une fois n’est pas coutume, je reviens vers toi. Oui, je n’ai pas de rythme, mais je n’écris que dans les pires moments.

Je vais pas tout t’expliquer, je ferais ça plus tard. Ou jamais. Viens me demander directement, ça sera plus simple.

Très sincèrement, j’en ai marre de faire des promesses. J’en ai assez de vouloir essayer de me donner une contenance, exaspéré de me mentir constamment.

Je suis surtout déçu de me plaindre.

Je n’arrive pas à croire que je puisse encore réussir à critiquer ma situation, Mais pourtant, je suis encore en train d’écrire un putain d’article pour parler de mes problèmes.

Très honnêtement, j’aimerais vraiment ne pas écrire tout ça. Ce blog, c’est pas vraiment un choix. Certes, voir des gens écrire m’a donné envie de faire tout ça, puis, au final, je me rends compte que c’est indispensable. J’ai jamais réussi à écrire sincèrement quand tout va bien, je peux pas raconter des choses heureuse, je n’arrive pas à décrire mes émotions. A l’opposé, quand tout va mal, je peux parfaitement rédiger quelque chose. Alors oui, ce n’est pas de la grande littérature, ce n’est pas structuré. Mais l’avantage. C’est que tout ce que j’écris est vrai.

J’ai toujours écrit pour qu’on me lise.
Pas cette fois. J’ai juste envie de poser les choses et de tenter-en vain- de comprendre.

Il est minuit vingt-cinq. Un lundi soir. Je suis à Nanterre, une ville pourrie pour une formation naze dans une chambre naze. Une soirée banale depuis Novembre. J’ai l’impression de prendre l’habitude à cette situation. De n’avoir que les week-end pour « sortir du quotidien » qui se résument toujours à la chose: repos le vendredi soir, Retour chez mes parents le Samedi Après-midi, Alcool avec mes deux meilleurs amis le soir, puis retour dans mon appartement le dimanche après midi. Et c’est toujours pareil. Très peu sont les fois ou on change de programme. Rassure toi, je ne me plains pas de voir mes amis. Bien au contraire. Si ils n’étaient pas là, je serais actuellement au bord du gouffre. Très honnêtement, je ne sais pas comment je ferais sans eux.

Je suis bien dans ma routine. Mais il me manque toujours quelque chose. Il me manque toujours un putain de truc. Et le pire, c’est que je suis sur que c’est la seule chose qu’il me manque.

J’te vois déjà me dire « Mais non, mais l’humain n’est jamais satisfait de ce qu’il obtient et veut toujours plus. »
Bah je ne suis pas d’accord. Pas tous. J’ose espérer que je ne suis pas comme ça. J’arrive pas à croire que j’écris ça. Je trouve ça incroyable que je puisse me permettre de me trouver plus haut que les autres. Je suis égoïste. Je le sais, je me le cache mais je sais que c’est vrai.
En réalité. Je ne suis pas étonné de dire « Oui, je me sens au dessus ». Je dis ça pour essayer de me donner une contenance, pour me dire, regarde, t’es pas un vieux mouton qui suit tout le monde. J’essaie au maximum de m’instruire sur des sujets concernant la psychologie, le mode de pensée de la société pour essayer de comprendre, pour essayer d’analyser toute ces choses, pour vraiment me dire: Je suis une entité aléatoire, je suis capable d’être différent et de me faire un avis PERSONNEL ET UNIQUE. Je trouve que j’arrive à recréer cette image de moi en public. Pas avec les vrais gens, ceux que je côtoient et que j’apprécie, mais avec les autres, j’y arrive, je crois, plus aisément.

Tout ce que je viens d’écrire n’a pas de sens, ça n’a pas de rapport avec le début du texte, ça n’a ni queue, ni tête, mais bon ? Qui va vouloir lire ça de toute façon ? Les gens qui verront mon lien sur Twitter ? En gros, des gens à qui j’aurais forcé la main pour lire tout ça, qui n’auront que comme réaction « ptn c’est le bordel son truc ». J’ai pas envie, j’ai pas envie que tu lises ça juste pour moi en fait j’veux pas que tu forces en fait. T’obliges pas à mettre un commentaire. Je fais encore mon intérêssant en disant « juste pour moi ». Mais bordel, je suis qui pour me permettre de dire que je suis important ? Comment puis-je oser me mettre sur « un piédestal »?

Je crois que je vais arrêter là. J’arrive pas à tout écrire. J’arrive pas à faire le tri dans mes pensée. Je balance tout ça comme ça et je me rends compte que ça arrange pas les choses. J’arrive pas à trouver un moyen d’arranger les choses. Parler ne me suffit pas, écrire ne me suffit pas. Je. N’arrive. Pas. A. ALLER. MIEUX.

Si.
Une chose.
La musique.

Une chanson: Rise Up – Savant.