État

Bonsoir, 1 an après.

(A lancer pendant la lecture de l’article, comme toujours 😉 )

 

Hello Again!

Bon, j’ai pu remarquer que cela fait 1 an que mon p’tit billet « Bonsoir, » est sorti.

Et bordel, j’arrive pas à me rendre compte que ça fait déjà assez longtemps. Et mine de rien, en y réfléchissant, je peux dire que j’ai pas mal changé. Alors, en bien ? En mal ? A vrai dire, je ne sais pas, à vous de juger. Bien entendu, je détaillerais tout ça plus bas.

‘Fin bref, là n’est pas la question, ce soir, (Ou demain, ça dépendra de quand vous lirez ça) je suis ici pour faire un bilan de cette année qui s’est écoulée depuis mon dernier post. (Oui, moi, je compte la nouvelle année à partir de fin mars, un peu comme les Kurdes, mais pas vraiment pour les mêmes raisons.)

Alors, je vous préviens, ça risque d’être un peu long, mais je vais faire au mieux. Je vais essayer (Et je dis bien « ESSAYER« ) d’ordonner mes idées et mes pensées, mais ça risque d’être quand même ultra-foireux.

A vrai, dire, je ne sais déjà pas par ou commencer. Alors je vais partir de la base, tout simplement. Profitez-en pendant ce temps pour faire comme moi: prenez un petit thé à coté de vous et sirotez le pendant votre lecture!

Tout d’abord, merci à tous ceux qui ont pu lire mon premier article, sachez que vos réactions m’ont touché au plus haut point et mon fait énormément plaisir. J’ai longuement hésité à faire un billet spécialement pour ça, mais au final, j’ai trop attendu. Enfin voilà, du coup, je le fais un an après, mais fuck :).

 

Donc retour en 2015 -> En Avril 2015 plus précisément. Donc ça y est les coupains sont partis et bizarrement, ça ne m’a pas fait plus bizarre que ça en fait. J’avais juste l’impression d’être en stand-by en fait. Genre de pas vraiment être dans la même réalité. Comme s’il ne s’était rien passé.

Après le stress du deuxième semestre passé (D’ailleurs, je l’ai eu. De peu, mais je l’ai eu) voilà le temps de la recherche d’appartements car, VRAIMENT, c’était plus possible chez Mére-Grand. Mais enfin vinrent les vacances et OMG que c’était bien!

Beaucoup de mélancolie pour mon été de 2014, (dont je vous avez déjà parlé dans mon premier article) et je pense que vous savez pourquoi, mais je reviendrais sur ce point plus tard. Mais partir entre potes dans un trou perdu pendant 3 semaines sans voiture, je pense que c’est une chose à faire au moins une fois dans sa vie.

Vient ensuite Septembre qui est arrivé à une vitesse juste indécente et là gros « boum » dans ma tête : « Whoa j’suis en deuxième année », « Whoa, j’ai mon appart avec mon pote » « Whoa, les coupains de l’IUT sont partis pour de bon » « Whoa, je sens un peu seul quand même… » Je me rends compte aussi que je n’ai absolument plus aucune motivation pour tout. Au boulot, j’hésite pas à remettre à plus tard ce que je pouvais faire maintenant, à l’IUT, je ne suis qu’un pantin assis sur sa chaise à regarder et niveau social, pas mieux.

J’vous rassure, tout ne s’est pas amélioré au fil du temps, (Ça serait pas drôle sinon) en Décembre, je commençais à stresser grave à cause de mon semestre et surtout de ce que j’allais foutre de ma vie après ça. Car je suis toujours en train de me dire que je ne trouverais jamais mieux que ma situation « professionnelle » actuelle. En effet, j’ai un job, une formation assez cool, un appart, une indépendance qui augmente de plus en plus, et je me dis que tout recommencer l’année prochaine va juste être trop dur et que c’est impossible de réunir tous ces éléments ensemble de nouveau.

Mi-Décembre, je revois mes potos de l’année précédente lors de la journée des Anciens et j’ai pu voir qu’il avait tous pris une voie différentes, et je me demande toujours comment ils font pour paraître aussi détendu et « normal« . Comme si ça ne les dérangeaient pas d’avoir tout « balancé » de ce qu’ils avaient construit en passant à autre chose. Je sais pas vraiment si ça été difficile pour eux ou pas. Tout ce que je sais, c’est que ça ne sera pas aussi facile pour moi.

Le problème, c’est peut-être que je m’attache trop aux personnes et aux moments que je passe. J’ai tellement été avec les mêmes personnes au collège et au lycée à rester dans un cadre très restreint niveau sociabilité que créer des liens avec des  nouvelles personnes m’oblige à les prendre pour des gens à qui je tiens vraiment. Je ne sais pas vraiment si c’est clair, mais j’espère que vous voyez l’idée derrière.

Et au final, au moment où ont étaient tous ensemble, je suis complètement sorti de ce fameux « stand-by » dont je vous parlai précédemment. C’était comme si au final, rien n’avait complètement changé. Comme si j’étais retourné en mars dernier. J’me suis enfin senti bien depuis les dernières vacances. On a alors prévu des trucs, se voir plus souvent, etc, etc.

Mais vint ensuite Janvier 2016. Et là, ben, je vous raconte pas, puisque vous l’avez déjà lu. Je crois que je n’ai jamais été dans une pire période dans ma vie. Sérieusement hein. J’arrivais pas à voir le bout du machin. Mes résultats étaient médiocres, le boulot me crevait, je ne voyais personne, j’avais l’impression de foirer ma vie à une niveau auquel je n’aurais jamais pensé en temps normal, et voir tout ces gens heureux autour me torturait de l’intérieur. Voir tous ces sourires, toutes ces personnes qui te racontent leurs exploits de la veille, leurs conquêtes de la semaine, les remarques désobligeantes et pourries des collègues me donnaient envie de tout plaquer.

Par exemple, j’ai réellement voulu arrêter ma formation. Je ne me sentais plus à ma place, les gens étaient cons, le programme inintéressant au possible, et mes résultats catastrophiques. J’avais réellement prévu de ne pas avoir mon semestre. J’avais réellement envie de me réinscrire sur Post Bac, j’avais réellement envie de fondre en larmes devant quelqu’un et j’en avais aussi réellement besoin. Heureusement, ce dernier passage est arrivé, plusieurs fois d’ailleurs, devant ma BFF déjà, ma mère ensuite, alors que je suis un vrai taiseux à la base, c’est ce qui m’a étonné le plus d’ailleurs, et enfin sur Twitter ce qui m’a peut-être, le plus fait de bien par ailleurs (Sensei, Nebanez, keur sur vous, really).

Et bordel, je l’ai eu ce semestre! Je l’ai eu! J’ai fait un putain de burn-out, je me suis mis dans des états inconcevables, mais je l’ai eu!

Mais, est-ce que ça valait le coup ?

Franchement, je ne sais pas. J’avoue, ça va un peu mieux maintenant, j’arrive à prendre un léger recul avec tout ce qui s’est passé mais le plus gros problème reste encore en moi.

Je. Me. Sens. Toujours. Putain. De. Seul.

Et ça, j’ai encore une fois pu vraiment en parler. Une soirée raclette totalement improvisée en compagnie de deux personnes que je ne citerais pas (Bon ok, Mr Sensei (encore lui) et Mr Asidoz). Et cette soirée, mais quelle soirée ! Tout à commencé autour d’une raclette pour au final que chacun son tour (plus ou moins bourré au blanc) puisse raconter son histoire et ce que ne va pas chez lui. J’ai pu en apprendre beaucoup sur ces deux personnes et discuter avec eux m’a vraiment aidé. Mon plus gros problème chez moi étant surement la peur de n’être qu’un gosse insignifiant pour les autres, me rendre compte que c’était peut-être pas le cas (Je pense que j’en douterais toute ma vie malheureusement), m’a vraiment soulagé et fais plaisir. Voir que je peux avoir des « vrais amis » sur lesquels je peux compter (Autre que ceux j’ai depuis 10 ans évidemment) m’a rassuré. Même si j’en serais jamais sur à 100%. Même si j’arrive jamais à croire les gens qui me disent ça. Même si j’essaye, je n’arrive pas.

J’ai pu leur faire part de ma peur d’être un putain de fantôme pour les gens, leur dirent que je pensai de plus en plus régulièrement aux gens, à ELLE, à essayer de savoir ce qu’elle pensait de moi presque 1 an après, à essayer de savoir comment elle avait passé cette année, et surtout aux moments que j’ai pu passer en Juillet 2014 en compagnie de certaines personnes qui lirons peut-être ce billet, et que je n’osais relancer la conversation auprès d’eux, de peur de me prendre un vent monumental, ou pire de me prendre un « t ki toé » en pleine gueule.

Et au final, Sensei m’a poussé à leur écrire un message, complètement rond, tout timide pour leur faire part de mon envie absolue de les revoir. Et c’est t’il pas qu’ils ont accepté. J’vous explique pas mon état à ce moment (Demandez à Sensei, il sait tout). Mais j’étais juste aux anges.

Puis enfin me voilà. Un an après, à faire un bilan absolument pas ordonné et à me demander si quelqu’un lira ce pavé jusqu’au bout.

Je suis pas guéri de mes peurs, de mon stress, de tout ce qui va pas dans ma vie, mais je sais au moins que je ne suis pas totalement tout seul. Et c’est déjà une avancée. Je sais que je vais pas bien, mais je sais que potentiellement, je vais aller mieux. Je ne sais pas quand, mais j’émets la possibilité que ça va arriver.

Pour conclure, je vais tout simplement faire la même chose que la dernière fois en remerciant ce que j’ai à remercier, et, franchement, n’hésitez pas à réagir à ce post. Je pense que j’ai besoin qu’on me réponde.

Ce n’est plus un appel à l’aide, mais peut-être juste un appel, tout simplement.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout,

Merci à ceux qui ont été là pour moi ces derniers temps,

Merci tout particulièrement à Sensei, Doudou, Rébis, Asidoz, Nebanez et Robin

Merci Twitter,

Merci aux autres,

J’ai fini mon thé. J’ai bien fait de faire plusieurs tasses.

 

5 réflexions sur “Bonsoir, 1 an après.

  1. Content pour toi gros !
    J’avoue je me retrouve pas mal dans ton texte (Envie d’arrêter la formation) et c’est vraiment cool que tu en sois sorti plus fort. Une fois que ce sera passé, tu trouveras un job génial avec des gens géniaux, tu regarderas en arrière et tu ne repenseras pas à ses années avec un sentiment de tristesse, mais un sentiment de joie, tu te diras que tu as quand même bien profité de ces années, qu’elles t’ont apportées plein de choses.

    Voilà, c’était mon « bonsoir à toi », pour te remercier de m’avoir cité dans tes remerciements.

  2. (Je laisse un message là, ça fait stylé 😀 )
    Bon du coup j’ai lu ce petit pavé. Comme la dernière fois j’ai été impressionné autant pour l’écriture que par ce que dévoile ces mots (c’est stylé ça) .
    Je vais essayer de faire une réponse concrète pas trop chiante (qui parait un peu intelligente :v )

    Je pense réellement qu’à certain moment, tu te compliques trop la vie !
    Y’a des moments il faut savoir « laissé couler » (s’en battre les couilles quoi !)
    Par exemple pour l’histoire des potes de juillet 2014 (conservation d’anonymat !), je ne sais plus si je te l’avais dit mais t’aurais pu leur demander des nouvelles sans avoir un coup dans le nez ! Au pire, elle répondent pas, bah tant pis (voir même OSEF pour les plus fous(d’ailleurs, une personne n’a toujours pas rép’ ahah))

    Après je suis très certainement pas le mieux placé pour parler; ma vie ne ressemble vraiment pas à la tienne, je pense que tu as plus de blême à gérer (entre le boulot, l’IUT et autres galères quotidiennes), mais si tu en mets de coté, bah tu verras que ça te libéra au moins un peu !
    Je connais pas grand chose du monde du travail, ni d’une relation amoureuse, ni de l’indépendance, ni des grosses galères. Mais quand (y’a par exemple des embrouilles) ou quoi que se soit bah je dis « rien à battre je continue ». Puis j’essaie de faire rire. Ça peut toujours aider l’humour !

    Voilà voilà, sur ce bonne nuit (and keep cool 😀 !)

    PS : Y’a vraiment trop de parenthèses ici >_> sorry
    PS2 : On comprendra surement rien à ce que je veux dire sorry² x)
    PS3 : Fautes d’orthographes, syntaxes….OSEF

    • Putain, je suis grave d’accord avec toi, faut s’en battre les couilles de la vie, YOLO comme on dit, le pire qui peut t’arriver c’est quoi ? Rien, c’est d’être sans thune pendant un moment, mais dans tout les cas, personne va te laisser crever seul dans la rue, t’as des potes, t’as une famille, faut se rendre compte qu’on est pas tout seul, qu’on compte pour beaucoup de gens, que ces gens nous soutiennent et ne veulent pas nous voir tomber.
      Mais c’est dur de se mettre ça dans la tête, crois moi j’ai compris ça que tout récemment.
      Après le risque c’est de devenir comme moi, de tout interioriser, de se construire une coquille, de porter un masque tout le temps à tel point que les gens n’arrivent pas à savoir qui tu es. Tu l’as bien vu à mon dernier commentaire, tu pensais que c’était du troll.

      Bref tout ça pour dire qu’on t’aime putain, et qu’on te laissera pas tomber.

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